METTERSI NEI PANNI DEGLI ALTRI
Vestire gli ignudi
scrittura scenica collettiva realizzata insieme agli ospiti del Dormitorio Pubblico di Napoli
primo movimento del progetto
Che senso ha se solo tu ti salvi
un percorso di ricerca e creazione ispirato a Le Sette opere di Misericordia di Caravaggio
drammaturgia e regia Davide Iodice
con Antonio Buono, Davide Compagnone, Luciano D’Aniello, Maria
Di Dato, Giuseppe Del Giudice, Pier Giuseppe Di Tanno, Raffaella Gardon,
Ciro Leva, Osvaldo Mazzeca, Vincenza Pastore, Peppe Scognamiglio, Giovanni Villani
collaboratore generale Luigi Del Parto
spazio scenico, maschere e costumi Tiziano Fario
produzione Teatro Stabile di Napoli, Interno 5, Fondazione Campania dei Festival – Napoli Teatro Festival Italia
collaborazione Centro Prima Accoglienza (ex Dormitorio Pubblico), Scarp De Tenis, Binario della Solidarietà – Napoli
Centro Prima Accoglienza (ex Dormitorio Pubblico) 16, 17 e 18 gennaio 2015
ore16.00 e ore 18.00
Che senso ha se solo tu ti salvi è parte di una trilogia che Davide
Iodice dedica alla crisi della società contemporanea: nei due lavori
precedenti, La fabbrica dei sogni e Un giorno tutto questo sarà tuo,
aveva affrontato rispettivamente il tema del sogno con gli ospiti del
Dormitorio Pubblico di Napoli, e quello dell’eredità generazionale
mettendo genitori e figli in scena.
Con questo nuovo lavoro il regista si è posto come materia di indagine
il concetto di compassione, nel senso etimologico di empatia, di
relazione vitale. Il suo soggetto di ispirazione sono le Sette opere di
Misericordia di Caravaggio. Anche qui la ricerca unisce indagine
antropologica e espressiva, attraverso un processo di laboratori e di
residenze creative con attori e non attori accomunati dalla ricerca di
un linguaggio condiviso e di una stessa intenzione di senso. “Caravaggio
costituisce un riferimento formale e metodologico costante nel mio
lavoro”, spiega il regista in una sua nota, “quasi un correlativo
oggettivo, che qui ho inteso esplicitare assumendo una delle sue opere
più identitarie per la nostra città.
Da qui sono partito per una ricerca espressiva che continui quella
riflessione sulla crisi della società contemporanea avviata nel 2010 con
La fabbrica dei sogni e proseguita con Un giorno tutto questo sarà tuo.
La perdita dell’identità, la ricostruzione dei sentimenti, la paura
della alteritá, la disintegrazione di un sentire collettivo e, al suo
opposto, la necessità di essere riconosciuti e accolti, sono alcuni dei
temi diversamente declinati nei gruppi di lavoro dall’O.P.G. alla
comunità migrante, fino agli ospiti del Dormitorio pubblico. Qui ritorno
con un debito di riconoscenza e con la certezza che l’uomo può essere
uomo ovunque”.
SPAZIO TORINO – CORTOMETRAGGI REALIZZATI DA REGISTI NATI O RESIDENTI IN PIEMONTE
Premio Achille Valdata per il Miglior cortometraggio in collaborazione con La Stampa – Torino Sette a:
Mon baiser de cinéma di Guillaume Lafond e Gianluca Matarrese (Francia, 2014)
Con la seguente motivazione: perché è un omaggio ai film senza età attraverso uno sguardo innocente e sentimentale.
Cast and Credits
regia, sceneggiatura/directors, screenplay
Guillaume Lafond, Gianluca Matarrese
fotografia/cinematography
Kevin Brunet
montaggio/film editing
Olivier Batailler
musique originale (générique)
Alexandre Gardon
interpreti e personaggi/cast and characters
Angelo
Cont (Angelo), Raffaella Gardon (Raffaella), Constance Rabaud
(Constance), Nicolas Kuszla (Nicolas), Otaro Ishida (Otaro), Mina
Lécuyer (Mina), Alice Tardy (Alice), Pénélope Darchin (Penelope), Clara
Chelzen (Clara), Ibtissem Methenni (Ibtissem), Martine Martin (Martine), Rose (Rose Dovroux)
produzione/production
Onirim
contatti/contacts
Gianluca Matarrese, Guillaume Lafond
filmflaubert@gmail.com
'Mon baiser de cinéma' selezionato al 32° Torino Film Festival
Proiezione il 23 novembre alle 21.45 al Cinema Reposi - sala 1
regia, sceneggiatura/directors, screenplay
Guillaume Lafond, Gianluca Matarrese
fotografia/cinematography
Kevin Brunet
montaggio/film editing
Olivier Batailler
interpreti e personaggi/cast and characters
Angelo
Cont (Angelo), Raffaella Gardon (Raffaella), Constance Rabaud
(Constance), Nicolas Kuszla (Nicolas), Otaro Ishida (Otaro), Mina
Lécuyer (Mina), Alice Tardy (Alice), Pénélope Darchin (Penelope), Clara
Chelzen (Clara), Ibtissem Methenni (Ibtissem), Martine Martin (Martine),
Rose (Rose Dovroux)
produzione/production
Onirim
http://www.torinofilmfest.org/film/19205/mon-baiser-de-cinema.html
Atelier Clown et philosophie :
appel à participation
Cet
atelier pratique proposé par Violaine Chavanne (LAPS), assistée de
Raffaella Gardon (LAPS) sera axé essentiellement sur le jeu clownesque.
Conçu comme un laboratoire, il proposera d’expérimenter la parenté entre
les deux pratiques que sont le clown et la philosophie.

Argument de l’atelier, par Violaine Chavanne
« Je
ressens le travail du clown, du clown théâtral, comme éminemment
philosophique. Est-ce mon clown qui l’est (puisque je pratique moi-même
cette forme théâtrale) ? Le clown porte en effet au devant de lui
l’identité personnelle en en faisant un type. Or, mon identité est
forcément empreinte du travail de la philosophie. Il y a sans doute une
raison toute personnelle à ce sentiment.
Mais il me semble que le
travail du clown est, par lui-même et de façon générale, philosophique.
Plus que psychologique d’ailleurs. Certes, dans la pratique du clown
chacun peut faire le constat qu’il travaille avec ses idiosyncrasies,
ses propres failles. Le clown offre la possibilité d’en faire une
matière de jeu là où nous vivons ces traits de caractère dans la vie
sociale plutôt comme des récurrences encombrantes, voire handicapantes.
Mais
ce terreau psychologique s’il est bien une matière privilégiée du clown
ne me semble pas rendre compte de la portée de cette forme, de sa
vérité. Car l’identité personnelle de tel ou tel clown passe à la
moulinette, si l’on peut dire, du nez rouge, c’est-à-dire du masque. Le
nez rouge (qu’il soit gardé en tant que tel dans l’allure finale du
clown ou qu’il se déplace dans un élément caractéristique du costume, du
maquillage, de la démarche) est le masque élémentaire, ce qui
singularise et universalise à la fois les traits de caractère de tel ou
tel. Le clown est donc philosophique à la façon dont Aristote écrivait
que la poésie l’était, dans la mesure où le particulier accède à la
généralité, non par la logique d’une fiction ici, mais par le nez rouge.
Comme
matrice philosophique, il est une machine à faire de rien ou de presque
rien (nos traits psychologiques ne sont finalement en eux-mêmes pas
grand chose) une vérité générale, une possibilité générale de
l’existence, fût-elle insignifiante. Cette matrice philosophique a donc
une portée particulièrement métaphysique. Son jeu questionne ce qui peut
être chargé d’existence sur scène. Quelles paroles, quelles gestes,
quel espace, quel signe émotionnel peuvent être par lui gratifiés d’une
existence tout aussi éphémère que réelle ? On pourrait dire « tout »
dans la mesure où chaque parcelle de ce tout se présente comme « rien »,
ou comme presque rien car, par son jeu, le « rien » devient quelque
chose.
Matrice philosophique mais également gratification métaphysique donc.
Or
cette performance métaphysique, par laquelle le menu, l’élémentaire
parviennent à être quelque chose de tout à fait suffisant, un monde qui
tient en lui-même, cette performance a également une signification
politique. Car elle inverse les rapports du jeu économique et social. Le
clown fait jeu et spectacle de ses échecs, de ce qui le rend pour la
vie sociale tout à fait improductif. En prenant le public à témoin, il
donne de nouveaux galons à ces ratages, par le rire qu’il sollicite. Et
ce faisant, il participe à créer une nouvelle communauté autour de ce
retournement du système des valorisations sociales. Voilà pourquoi il
est subversif : il fait de ses faiblesses une force. Les meilleurs
clowns sans doute savent renverser leur position de fausse victime en
fauteur de trouble du système.
Le clown est ainsi une forme
philosophique en vertu de ses actes, lesquels se déclinent dans ces
trois champs de la philosophie : théorétique, métaphysique et politique.
En amont de ceux-là, il y a plus profondément encore l’étonnement.
Celui-ci scelle l’affinité entre les deux pratiques. Le clown s’étonne
de ce que nous ne voyons plus ; réceptif au moindre détail, il en fait
un événement. La philosophie de son côté commence avec l’étonnement et
fait de n’importe quelle évidence un problème, lequel risque bien de
rester insoluble.
Par ailleurs une certaine philosophie (de
Démocrite pour l’antiquité à Avital Ronell aujourd’hui, en passant
notamment par Nietzsche) choisit de rire des problèmes de l’existence
humaine. La distance et la clairvoyance ainsi conquises ont quelque
chose de la dérision clownesque.
En vertu de cette parenté
profonde entre les deux pratiques que sont le clown et la philosophie,
j’aimerais expérimenter la manière dont elles peuvent se nourrir. Non
pas d’une façon théorique mais d’une façon pratique, depuis le jeu
clownesque. Puisque celui-ci produit par lui-même des gestes
philosophiques, il s’agit de s’installer dans la pratique du clown et
d’accorder, en plus, à la philosophie le statut d’un matériau de départ
pour des improvisations. Mais un matériau élémentaire, fragmenté, dont
il importe qu’il soit même quasi insignifiant. On peut par exemple
partir de bribes relatives aux idiosyncrasies philosophiques de chacun
des participants (qu’ils soient philosophes ou qu’ils aient un rapport
plus lâche avec la philosophie), ou bien d’un mot au contenu
philosophique fantasmé, d’une assertion sortie de son contexte, d’un
geste qui serait spontanément et sans aucune logique associée à une
idée, d’une obsession philosophique, etc. Il s’agirait de jouer avec ces
endroits où la parole se grippe, là où au contraire elle peut prendre
des envolées au détour de chemins très buissonniers, là où le corps
lui-même prend le relais. Il ne s’agit aucunement de présager a priori
des types de liens ou des points d’achoppement qui peuvent avoir lieu
entre les modes d’existence du clown et les pensées qui prendront forme,
ce qui serait contraire au travail d’improvisation lui-même dont le
bonheur réside précisément en ce qu’il nous emmène sur des chemins que
nous ne connaissons pas. Je voudrais à partir d’exercices divers,
progressifs, individuels et collectifs, laisser agir ce qui fait la base
du travail du clown : le corps, l’imaginaire, les états d’âme que toute
chose suscite en lui.
Il s’agit, dans un esprit libre de
recherche (ne se souciant pas d’un résultat arrêté) et d’amusement,
d’éprouver ensemble la productivité philosophique du clown tout autant
que l’improductivité de la philosophie ou bien le mutisme philosophique
du clown et l’essence clownesque de la réflexion philosophique : qui
sait dans quel sens les rencontres pourront se faire ? »
Modalités :
Cet atelier est ouvert à tous
ceux qui souhaitent se confronter à cette forme de jeu, qu’ils aient
déjà la pratique du clown ou non, qu’ils soient philosophes ou ne le
soient pas.
4 séances sont prévues sur une période de trois mois
au cours du premier semestre 2015 : deux d’abord espacées puis deux
consécutives (par exemple sur un week-end). Les dates seront à
déterminer en fonction de la disponibilité des membres du groupe.
L’atelier se déroulera à Paris ou en proche banlieue. Précision du lieu à venir.
http://labo-laps.com/atelier-clown-et-philosophie-appel-a-participation/
Dans le cadre de l' exposition
Emmanuelle Villard
Peinture, arsenic et vieilles dentelles
Volet II
La Galerie Les Filles du Calvaire vous convie à une conférence performée samedi 4 octobre à 16h30
Performance d'après 'Objet-spectacle' d'Emmanuelle Villard avec Raffaella Gardon
Conférence en présence de l'artiste Emmanuelle Villard, France Languérand, photographe et Stéphane Léger, critique d'art