mardi 6 décembre 2016

La jeune fille aux mains coupées au Théâtre aux Mains Nues

Début de la résidence au Théâtre aux Main Nues le jeudi 8 décembre pour
La jeune fille aux mains coupées ou je me recompose (différemment)
avec Xavier Berlioz et Inés Hernández
mise en scène : Raffaella Gardon
dramaturgie : Shirley Niclais
texte : Nicolas Rollet
scénographie, marionnette : Nora Lesne
musique : Alexandre Gardon


L'envol de Cartier version Italienne

Voici un extrait de l' enregistrement que j'ai fait pour le nouveau parfum pour homme de Cartier, L'Envol : L'Envol-Cartier-vi

Reprise

Après un break de quelques mois à m'occuper de mon bébé, me voici de retour !

Passage au Théâtre de la cité internationale avec Yasmine Hugonnet. Très inspirant


lundi 2 mai 2016

Zooschool al cinema classico- Torino

Zooschool screening in Turin at Cinema Classico Tuesday 3rd May 9pm

ZOOSCHOOL di Andrea Tomaselli esce in sala per una serata evento!
Il 3 MAGGIO alle ORE 21.00 al CINEMA CLASSICO DI TORINO.

Zooschool è un film horror a sfondo sociale.
Il regista ed autore Andrea Tomaselli, tuttora insegnante in un istituto tecnico superiore, narra di una nuova realtà scolastica la cui violenza non è più rappresentata dalla bacchetta del maestro, ma dall’arroganza di alunni e professori.

Si tratta di una produzione low budget, sperimentale ed indipendente realizzata con il sistema dei co-producers; per raccogliere fondi è stata anche lanciata una campagna crowdfunding “Indiegogo”.

In un momento in cui i lavoratori del mondo dello spettacolo si trovano ad affrontare un sistema che non li valuta quanto dovrebbe, produzioni come Zooschool offrono la risposta. Senza cedere né indietreggiare, costituiscono un nuovo sistema cinema: libero, indipendente, di qualità.


lundi 22 février 2016

Book 2016 by Gabriele Ciavarra



Sélection de Federica Fracassi 
 







































































































Brouhaha - Performance à la Maison de la Poésie à l'occasion de las ortie du livre de Lionel Ruffel "Brouhaha. Les mondes du contemporain"


Bons baisers du Contemporain

Performance de l’Encyclopédie de la parole
Performance de l’Encyclopédie de la parole
Première station : Une chorale s’installe sur scène et la parole commence à jouer. Modulée par la gestuelle d’un chef d’orchestre installé parmi le public, la parole fait entendre sa pulsation. Les voix se croisent, se superposent, se multiplient. Indistinctes, elles offrent les possibilités du dire de plusieurs singularités qui prennent un sens dans le collectif, comme à vouloir souligner la force de ce souffle, sa mobilité, sa diversité, sa vivacité et en même temps la précarité de l’un face au multiple. Ce mouvement se propage dans La Maison de la Poésie, s’élève, retentit dans le public, devient murmure, se tait.
Lionel Ruffel
Lionel Ruffel
Deuxième station : Des techniciens installent une table, s’occupent de la sonorisation. Un work in progress qui appelle l’entrée en scène de Lionel Ruffel, auteur de Brouhaha. La rigueur de l’essai et de sa recherche entrent ainsi en résonance avec les performances artistiques de la soirée. La conférence débute, Lionel Ruffel rappelle quelles sont les « stations » qui ont accompagné la mise en place, toujours mouvante, de sa théorie du contemporain sans pour autant trop vouloir s’attarder sur le théorique préférant à cette occasion retracer concrètement les moments de son étude.
Il est fondamental de saisir d’abord que « contemporain » est à concevoir en tant que substantif et non comme adjectif. Ce n’est pas l’art contemporain, la littérature contemporaine, l’architecture contemporaine qui sont ses objets, mais l’advenir et le devenir de leur co-temporalité. Si bien que les catégories historico-esthétiques en sont bouleversées : le contemporain demande l’abandon de vieilles représentations historiques pour une représentation d’abord linéaire, séquentielle, successive de l’histoire puis pour une vision de la superposition des temporalités.
Lionel Ruffel accompagne ainsi le spectateur à la lecture de sa publication, avec finesse, modestie, drôlerie et sympathie. Il saura même emprunter à un co-rédacteur du magazine en ligne Diacritik, une parlure désormais célèbre sur les réseaux, et donc de citer « Quant tout à coup, dirait Johan Faerber » pour enchainer ensuite sur un résonnement. Le temps et les médias étant une dialectique de taille pour l’étude du phénomène de la contemporanéité notamment parce que deux milliards de gens, nous dit Ruffel, publient tous les jours quelque chose. Du temps à l’espace, l’enquête suit son cours. Et nous dévoile, cet espace que déjà Foucault, en visionnaire, percevait comme le lieu de la simultanéité et de la juxtaposition. C’est le tournant spatial de la pensée, des pratiques artistiques. Et la géographie ne sera pas là pour centraliser mais pour décentraliser sans cesse, pour donner le mouvement d’un montage continu dans le discontinu. Si bien que le spectateur/auditeur comprend pourquoi la modernité ne peut être la dynamique de cette recherche qui la met hors jeu : parce qu’elle est sans cesse décadrée et surtout, débordée. Encore que la modernité appelait déjà l’illimité et l’infini et déclarait la mort de l’auctorialité pour clamer la primauté du collectif. Mais le monde a changé depuis les premiers romantiques allemands et puis Blanchot, il s’est mondialisé plus qu’internationalisé. Le brouhaha appelle à rester connecté.
Emmanuelle Pireyre et Toog
Emmanuelle Pireyre et Toog
Troisième station : la performance en duo d’Emmanuelle Pireyre — dont l’œuvre traverse de part en part l’essai de Lionel Ruffel — et de Toog, fait en effet partager au spectateur cette connexion en superposition et sans confins. On citera ici un passage de « Fictions documentaires » d’Emmanuelle Pireyre que Lionel Ruffel prend comme exemple même d’un art poétique / art théorique du contemporain : « D’une part le monde met le son plus fort, si bien que des pluies de données se déversent en masse dans nos intérieurs, mais d’autre part ces milliers de données ne nous sont pas livrées brutes et sont impropres à l’absorption immédiate, car emballées ; le déballage de paquets constitue une bonne partie de nos activités d’écriture. ». Dès lors Emmanuelle Pireyre et Toog jouent à déjouer tous les systèmes de la parole et de l’écriture. Ping-pong ou tennis, le duo nous fait sauter d’un sujet à l’autre, des OGM aux sauterelles, de la Bible à Faulkner, de la poésie aux staphylocoques. La chansonnette sur les moustiques et les grenouilles fait écho à un schéma complexe où tout est relation. C’est la mise en perspective des répercussions de la singularité sur la multitude : « Tu manges un glaçon à Mexico » « Et je frissonne à Toronto ». Une performance work in progress, de vidéos iront s’ajouter bientôt à ce jeu du déjouement.
Mazen Kerbaj
Mazen Kerbaj
Quatrième station : Mazen Kerbaj continue de faire partager au spectateur l’expérience du décloisonnement. La trompette sort de son périmètre, elle émet ainsi des sons qui convoquent les plusieurs possibilités du souffle. C’est ainsi qu’un tube d’arrosage servira à prolonger ses sonorités modulées et modulables. L’instrument de musique rencontre les objets les plus divers et variés pour rejoindre la planète brouhaha.
Chloé et Jérôme Game
Chloé et Jérôme Game
Cinquième station : Chloé et Jérôme Game plongent, quant à eux, le spectateur dans un univers de sons et de mots. L’électronique se joint à la pratique plastique de la parole pour mettre en scène un tour virtuel du monde. Le brouhaha flotte dans l’air. Bons baisers du Contemporain.

Lionel Ruffel, Brouhaha. Les mondes du contemporain, éditions Verdier, 2016, 212 p., 15,80 € — Lire un extrait en pdf